On écoutait passé les trains et la douceur du vent nous berçait,
L'odeur de liberté s'estompait dans les verdures, et dans nos c½urs innocents,
On voyait les pétales s'envoler au loin, flottant jusqu'à en toucher le soleil;
On décrivait les nuages, au milieu de ce ciel bleu,
Les diverses formes qui s'y promenait, et les éclats de rire qu'elle me chantait;
On écoutait passer les trains, et comme le plus beau des chagrins,
On pouvait s'imaginer, être un jour un des passagers,
Pouvoir s'enfuir vers d'autres pays, voyager à travers nos envies,
Admirer d'autres paysages et rencontrer d'autres prairies,
Tout laisser derrière nous, s'en aller pour oublier,
Et s'imaginer un jour revenir, s'allonger dans nos champs de blé,
Reposer nos âmes engourdies, et s'endormir au bruit du vent,
Profitant de nos derniers instants, et enfin goûter à la liberté.
♥
